Dans le milieu de la lutte, une rumeur veut que les ténors, ou VIP, touchent des cachets pouvant dépasser 200 millions de francs CFA. Pour Le Soleil, l’ancien promoteur Aziz Ndiaye, qui compte à son actif certaines des plus belles affiches de l’arène, assure qu’il n’en est rien. «La lutte n’a pas encore atteint des cachets de 200 millions de francs CFA ni même de 180 millions, tranche-t-il. Il reste encore du chemin avant de franchir ce palier.»
Aziz Ndiaye fixe le plafond actuel à «150 millions, voire un peu plus», suggérant que pour rentabiliser des investissements de ce niveau les promoteurs s’appuient sur un modèle économique à trois piliers : la billetterie, le sponsoring et le pay-per-view.
Le Soleil rappelle qu’au début des années 2010, ces derniers avaient formé un collectif dont l’objectif principal était de plafonner les cachets à 75 millions de francs CFA. S’il assure que les organisateurs des combats n’ont pas abandonné l’idée d’une régulation stricte des rémunérations des lutteurs, l’ancien promoteur reconnaît que le marché est souverain. «Ce débat revient régulièrement. Mais il faut reconnaître que le montant des cachets est avant tout régi par la loi de l’offre et de la demande», rappelle Aziz Ndiaye.
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