Le débat sur la répartition des prérogatives entre la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) et les Ligues régionales est de nouveau au cœur de l’actualité. À Dakar, le président de la Ligue régionale, Tapha Guèye, estime disposer davantage de pouvoirs que la Fédération dans la capitale. Une position que conteste fermement le président de la FSL, Bira Sène.
Dans un entretien accordé hier à Record et Lutte TV, Bira Sène a tenu à rappeler que les Ligues régionales agissent avant tout comme des démembrements de la Fédération et exercent des missions qui leur sont déléguées par celle-ci. « Les textes sont clairs. La Ligue n’a pas de pouvoir propre, elle a une mission. Cette mission lui est confiée par la Fédération. Le débat ne se pose pas ailleurs, mais plutôt à Dakar. Le président de la Ligue de Dakar doit se référer à sa Fédération, qui lui assigne des missions à accomplir », a déclaré le patron de la lutte sénégalaise.
Précisant le cadre de répartition des compétences, Bira Sène a ajouté : « Les textes stipulent que tout gala dont l’enveloppe dépasse 3 millions de francs CFA relève de la gestion de la Fédération. De même, tous les galas organisés dans les stades nationaux sont gérés par la Fédération. Les autres types de galas sont pris en charge par les Ligues. S’il y a un gala de 10 ou de 100 millions de francs CFA à Kaolack, c’est encore la Fédération qui le gérera, car il aura une dimension nationale. »
Le président de la FSL a également mis en garde contre une interprétation territoriale des compétences des Ligues : « Demain, si les districts réclament à leur tour leur territoire, est-ce que la Ligue aura encore un territoire ? », s’est-il interrogé.
Par cette sortie, Bira Sène réaffirme la primauté de la Fédération sur l’organisation et la gestion des grands événements de lutte, tout en rappelant le rôle d’exécution dévolu aux Ligues régionales.

