La réunion d’avant-hier, au stade Léopold Sédar Senghor, entre la ministre des Sports, Khady Diène Gaye et les acteurs de la lutte relance le processus électoral de la fédération sénégalaise de lutte (FSL). En effet, cette occasion a été saisie pour annoncer la date de l’AG, prévue le 26 octobre prochain, la publication d’un nouveau chronogramme, la mise en place d’une commission électorale entre autres décisions.
« J’ai déjà acheté mon billet d’avion »
Les acteurs de la lutte ont donc un délai de moins d’un mois pour élire leur prochain président. Et on compte déjà 12 candidats. Parmi eux, celui de Papa Biram Bigué Mbaye. Président-fondateur de l’écurie Grand Médine, ancien membre du CNG, l’homme vit actuellement en Espagne, mais il prend très au sérieux sa candidature. La preuve, il a quitté son travail pour rentrer au pays pour assurer sa campagne électorale. « J’ai résilié mon contrat depuis le 28 septembre 2025 et j’ai déjà acheté mon billet d’avion pour rentrer au Sénégal », a-t-il confié à RECORD. Beaucoup lui reprochent de vouloir diriger la fédération depuis l’Espagne. D’autres ne prenaient pas au sérieux sa candidature, estimant qu’il n’allait pas quitter son confort européen pour une aventure dans l’arène. Avec cette décision de rentrer au pays, il enlève tout doute sur ses intentions.
Un programme étalé sur 4 grands axes
Maintenant que la date de l’AG est connue, Biram Bigué et son équipe compte faire connaître leur programme orienté vers quatre grands axes stratégiques notamment : le développement de la pratique de la lutte, l’organisation de compétitions et événements, la formation et le développement des ressources humaines, le marketing et la communication. Le candidat annoncé a déjà une stratégie pour imprégner les acteurs de son programme. « Nous avons du temps pour une bonne communication interne et externe. Nous avons aussi les outils et les techniques de communication. Notre programme a un but bien défini, une vision claire et nette, des missions et des objectifs pour promouvoir la pratique de la lutte sur tout le territoire sénégalais, développer les compétences des lutteurs et des entraîneurs, organiser des compétitions nationales et internationales, développer les structures sportives. Dès notre arrivée, ce programme sera distribué aux acteurs avec des rencontres », a précisé le diplômé en management du sport et administration générale.
Source : RECORD

