La lutte sénégalaise fait l’objet d’une attention particulière de la part des sponsors, qui investissent des moyens considérables dans cette discipline. Dès lors, le moindre dérapage peut avoir de lourdes conséquences sur l’image du sport et compromettre l’engagement des partenaires financiers. Selon les informations de RECORD, deux importants sponsors envisagent de se retirer de l’arène si la fédération ne prononce pas des sanctions jugées exemplaires contre les auteurs de récents actes controversés.

Depuis l’année dernière, la lutte connaît un regain d’attractivité qui a favorisé le retour progressif des annonceurs. Des marques de premier plan ont ainsi renoué avec la discipline. C’est notamment le cas de Canal+, qui avait obtenu les droits de diffusion exclusifs du combat royal entre Modou Lô et Sa Thiès, le 5 avril dernier. De son côté, Orange avait apporté un soutien financier important à la Fédération sénégalaise de lutte lors de son gala de lutte simple. À ces grandes enseignes s’ajoutent plusieurs entreprises publiques et privées qui accompagnent régulièrement les promoteurs dans l’organisation de leurs grandes affiches.

Cependant, cette dynamique positive pourrait être fragilisée. En cause : l’affaire des chatons maltraités par Reug Reug lors de son combat contre Boy Niang 2, ainsi que le geste d’humeur de Prince à l’encontre de Lac de Guiers 2 après sa défaite. Deux sponsors majeurs auraient fait part de leur profonde inquiétude face à ces incidents, estimant qu’ils nuisent gravement à l’image de la lutte.

Refusant d’associer leur image à la maltraitance animale ou à des comportements violents, ces partenaires s’attendaient à des sanctions sévères. Ils ont notamment été surpris par la décision prise à l’encontre de Reug Reug, suspendu six mois dont trois fermes. Selon la source de RECORD, cette sanction a été jugée insuffisante au regard de la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Alors que le dossier Reug Reug est encore loin d’être digéré par certains acteurs, l’attitude de Prince après sa défaite contre Lac de Guiers 2 a ravivé les inquiétudes. Les sponsors concernés attendent désormais de la Fédération une réponse forte et des mesures disciplinaires à la hauteur des faits reprochés.

Dans ce contexte, le président de la Fédération sénégalaise de lutte, Bira Sène, et son équipe sont particulièrement attendus. Prince a d’ailleurs été convoqué et entendu mercredi dernier par la commission de discipline. La décision de cette dernière devrait être rendue publique dans les prochains jours.

Avec RECORD

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