« Le Drapeau du chef de l’Etat a été une réussite à tout point de vue »

Cheikh Sarr est l’un des grands artisans de l’organisation du Drapeau du chef de l’Etat tenu à Dakar du 23 au 25 juillet derniers avec le sacre de la région de Fatick devant Thiès. Président de la commission d’organisation de la fédération, il s’est entretenu avec RECORD pour tirer le bilan de cette 26ème édition du DCE. Cheikh Sarr exprime sa satisfaction. Mais il revient aussi sur le problème des billets d’entrée mis en place par Bira Sène, de l’absence de la ministre des Sports, des VIP entre autres sujets.

« J’ai été vraiment satisfait de l’organisation. »

« Le Drapeau du chef de l’Etat s’est tenu du jeudi 23 au samedi 25 juillet 2026 à l’arène nationale. À la fin, je tire un bilan positif. J’ai été vraiment satisfait de l’organisation. La compétition s’est déroulée dans les meilleures conditions sans couacs. On a démarré le tournoi avec les filles le jeudi matin avant d’en arriver aux garçons, le soir et tout s’est bien passé. »

« Des cars ont été affectés aux délégations »

« En ce qui concerne les délégations, elles ont été toutes logées. Une partie a été logée à l’arène nationale qui a des chambres en location, les autres ont été logées dans les hôtels notamment à Maristes. Ceux-là, nous leur avions affecté des cars qui assuraient leur transport via l’arène nationale.»

« Le fait aussi que l’événement coïncide avec la saison des pluies y ait pour quelque chose »

« Pour l’absence du public, ça peut se comprendre. L’engouement que ce tournoi provoque dans les régions, ce n’est pas le même dans la capitale. Mais comme la fédération vient de s’installer, nous avons décidé de tenir cette édition à Dakar. En plus de cela, les amateurs ne sont pas très chauds quand il s’agit du Drapeau du chef de l’Etat. Le fait aussi que l’événement coïncide avec la saison des pluies y ait pour quelque chose. C’est ce qui explique, d’ailleurs, l’absence de plusieurs ténors de la lutte simple. Beaucoup de lutteurs ont rangé leur nguimb pour se concentrer sur les champs. Pour des croyances traditionnelles, beaucoup de lutteurs n’acceptent pas de lutter une fois la pluie tombée. Après tout, la fédération voulait tenir l’événement sans trop se concentrer sur le public. L’essentiel était que les combats se déroulent dans de bonnes conditions et c’est ce qui s’est passé. »

« Les 1.000 F CFA étaient une manière de contribuer à la réussite de l’événement »

« Je vois les gens débattre sur l’entrée payante. Mais cela a été fait juste de manière symbolique. La preuve, pour les galas de lutte simple, les amateurs déboursent 5.000 F CFA pour acheter un billet. Donc, les 1.000 F CFA étaient fixés pour permettre aux amateurs de contribuer à la réussite de l’événement. Dans la lutte avec frappe, les tickets atteignent parfois les 100.000 F CFA, pourtant les amateurs les achètent sans broncher. Donc, cette question de l’entrée payante est juste un prétexte.»

« Les VIP ne sont pas obligés de répondre à l’invitation »

« L’absence du ministre des Sports, Djireye Clotilde Coly est compréhensible. Puisque le jour de la finale avait coïncidé avec le lancement du parti politique du chef de l’Etat. Elle était là-bas. Ainsi, elle n’a pas pu faire le déplacement à l’arène nationale. Malgré tout, elle a envoyé son directeur de cabinet, Léopold Senghor. Pour les VIP, Eumeu Sène est venu. Les autres ne sont pas venus parce que, peut-être, ils étaient occupés ou ils étaient hors de Dakar. En tout cas, la fédération leur a envoyé des invitations. Après, ils ne sont pas obligés de répondre à l’invitation. Mais le plus important, c’est que la compétition s’est tenue dans les meilleures conditions. »

« Les amateurs ont vécu de bons moments et c’était l’essentiel »

« Notre objectif, durant cette édition, était que les choses se passent normalement. Les combats se sont déroulés dans le fair-play. Les combats étaient de haute facture. L’ambiance était au rendez-vous. Vous avez vécu un bon moment avec Momo Ngom et Mbayang Loum, des combats plaisants. En résumé, cette édition a été une réussite et c’était le plus important. »

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