Collectif des promoteurs : trois mesures fortes pour éradiquer la violence dans l’arène

La tension est élevée dans l’arène. Les actes de violence proviennent de partout. Une situation qui ne peut plus durer. Les promoteurs sont conscients de cela. Ainsi, ils ont formé un collectif qui s’est réuni, hier, dans un hôtel de la place. De fortes décisions prises.

Une réunion qui a vu la participation de Baye Ndiaye d’Albourakh Events, Makane Mbengue de Gaston Productions, Assane Ndiaye de Jambaar Productions, Batora Productions, Jamaïcain, Fallou Ndiaye de Ndiaye Productions et Ibrahima Faye dit Beuz. À la suite de cette entrevue, les promoteurs ont pris trois engagements pour éradiquer la violence dans l’arène. Au sortir de la salle, Ibrahima Faye dit Beuz, porte-parole du jour, a annoncé les mesures prises.

« Les trois engagements des promoteurs »

« Les promoteurs s’engagent à mettre dans les contrats des lutteurs une clause de sensibilisation contre la violence. Ainsi, les lutteurs seront tenus de donner des messages de sensibilisation contre la violence à destination de leurs supporters. Les promoteurs s’engagent aussi à donner aux forces de l’ordre une cartographie des quartiers qui regroupent les lutteurs concernés par leur événement et leurs itinéraires pour faciliter une meilleure couverture sécuritaire de leur trajet. Mais les promoteurs s’engagent également à mettre fin à cette campagne de désinformation visant à ternir l’image de la lutte. »

« 5.000 emplois directs dans l’arène »

« Le collectif des promoteurs de la lutte avec frappe et sans frappe s’est réuni pour parler à une seule voix. La polémique est très présente autour de la lutte ces derniers temps. La violence autour de la lutte fait débat, les fins tardives des combats font aussi débat. Les promoteurs, bailleurs de la lutte, eux qui investissent des centaines de millions dans cette discipline, avaient convoqué cette réunion à l’issue de laquelle d’importantes décisions ont été prises. La lutte est un secteur qui regroupe 5.000 emplois directs et des centaines d’emplois indirects. Le secteur de la sérigraphie, les imprimeries, les commerçants, les vendeuses, les tradipraticiens, tout ce beau monde vit de la lutte.»

« Dans certains quartiers, des gens profitent des fins des combats pour ternir l’image de la lutte »

« C’est vrai qu’à la fin des combats, on note parfois des actes de violence. Des violences liées parfois à la lutte, mais d’autres fois pas liées à la lutte. Dans certains quartiers, des gens profitent des fins de combats pour ternir l’image de la lutte. C’est regrettable et les promoteurs comptent travailler avec les forces de l’ordre pour éradiquer cette anomalie. Mais nous regrettons aussi les propos de ceux qui sillonnent les plateaux télé pour dire que la lutte n’a pas d’utilité. Ce qui est une fausse déclaration. C’est un manque de discernement de dire qu’un secteur qui génère plus de 5.000 emplois n’a pas d’utilité. »

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