Dans un entretien avec RECORD, Doudou Diagne Diecko a exprimé les raisons qui lui ont fait changer d’avis concernant la mise ne place de la fédération de lutte. Le président de l’Amical des amateurs de lutte et toutes disciplines assimilées (AMALDA) était, au départ, contre cette installation de la fédération. « C’est vrai, j’avais dit que la fédération n’arrangeait pas la lutte. J’étais contre parce que je pensais que le statut des promoteurs allait disparaître. Et que l’Etat allait organiser les combats à la place des promoteurs. Ainsi, j’avais tiré la conclusion que l’Etat n’allait pas décaisser les millions nécessaires pour monter les grandes affiches. Ce point de vue m’avait amené à exprimer mon désaccord concernant la mise place de la fédération. Mais après, on m’a fait comprendre que les choses n’allaient pas se passer comme je le pensais. Plutôt, les promoteurs vont continuer à organiser les combats comme cela se faisait dans le CNG. Il n’y aura aucun changement sur ce point entre le CNG et la fédération. Il y a seulement le nom de la structure qui va changer. J’ai également constaté qu’à l’extérieur, les gens ne donnent pas de crédit au CNG. Sur le plan international, c’est la fédération qui est l’instance normale. Après tout cela, s’ajoute le fait que le président de la fédération est élu par les acteurs de la lutte. Il n’y a plus de nomination venant du ministère des Sports. Ce qui est un point très important. On m’a également dit que le CNG est une structure d’exception. Que sa durée de vie ne doit pas dépasser deux ans. Après tous ces éclaircissements apportés auprès des agents du ministère, je suis arrivé à accepter la mise en place de la fédération », a-t-il indiqué.

