Après avoir reporté son passage à Ziguinchor en raison des examens scolaires, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a effectué, ce week-end, une mission de détection de jeunes talents à Diembereng, dans l’arrondissement de Kabrousse (département d’Oussouye). Cette opération s’inscrit dans le cadre de la préparation des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 et des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
La délégation était conduite par le président de la FSL, Bira Sène, accompagné du directeur administratif Ndiamé Diop, du directeur technique national Khalifa Sow, du vice-président chargé du beach wrestling Mamadou Sarr et du vice-président chargé de la lutte olympique Aliou Ba. L’objectif était de repérer les meilleurs profils en beach wrestling en vue des JOJ 2026, mais également de détecter de jeunes talents, filles et garçons, en lutte olympique pour préparer les Jeux de Los Angeles 2028.
« Un véritable vivier de talents »
Au terme de cette mission, Bira Sène s’est dit impressionné par l’engouement des populations locales pour la lutte olympique, en particulier la lutte féminine. « J’ai été particulièrement marqué par l’engouement exceptionnel des populations locales pour la lutte olympique, notamment la lutte féminine. Cette région confirme, une fois encore, qu’elle demeure un véritable vivier de talents et sans doute la seule à afficher un tel niveau d’adhésion populaire à cette discipline. Alors qu’il est déjà 20 h 34, les populations sont encore massivement présentes autour des aires de compétition, témoignant d’une passion et d’un attachement remarquables à la lutte », a déclaré le président de la FSL.
« Des athlètes aux qualités prometteuses »
Le dirigeant s’est également réjoui du niveau technique affiché par les jeunes détectés. « Les séances de détection ont permis d’observer de très belles athlètes et de très beaux athlètes, dont plusieurs présentent des qualités physiques, techniques et mentales prometteuses. Il est particulièrement encourageant de constater que nombre d’entre eux maîtrisent déjà les fondamentaux techniques qui constituent les bases de futurs champions », a-t-il souligné.
Un manque criant d’infrastructures
Malgré ce constat encourageant, Bira Sène a pointé les nombreuses difficultés auxquelles fait face la région pour développer la discipline. « Cette satisfaction s’accompagne d’une profonde préoccupation face aux nombreuses difficultés constatées sur le terrain : insuffisance d’infrastructures adaptées, absence de tapis olympiques, manque d’équipements pour les lutteurs, faibles moyens de motivation, déficit d’encadrement technique spécialisé et insuffisance générale des ressources dédiées au développement de la discipline », a-t-il regretté.
Face à cette situation, le président de la FSL plaide pour un accompagnement renforcé de la région. « Au regard du potentiel exceptionnel observé et de l’engagement exemplaire des populations, il apparaît indispensable que des mesures urgentes d’encouragement, d’accompagnement et de développement soient prises afin de préserver et de valoriser ce formidable réservoir de talents. Un programme spécifique d’appui à la région de Ziguinchor, particulièrement en faveur de la lutte féminine, mérite d’être envisagé dans les meilleurs délais », a conclu Bira Sène.

