Amateur de lutte depuis les années 70, Modou Bèye n’a jamais cesser d’aller au stade pour suivre les combats de lutte. Il a aussi côtoyé les lutteurs, les promoteurs. Il a eu à orienter, beaucoup de jeunes qui auraient pu se perdre dans le banditisme, dans l’arène. Fort de cette expérience, il déclare aujourd’hui sa candidature pour diriger la FSL.
La liste continue de s’agrandir. Après les annonces des candidatures de Manga II, Mbaye Fall, Mamadou Diakhaté dit Diak’s, Babacar Diop, Kéba Kanté, Ass Babacar Gueye et Bira Sène, Modou Bèye vient aussi de faire part de son ambition de diriger la future fédération de lutte. Il a joint RECORD pour révéler ses ambitions. « Je viens pour vous annoncer ma candidature pour le poste de président de la fédération sénégalaise de lutte (FSL). Ma motivation vient de ma longévité dans l’arène et de mon constat dans l’aspect informel de la lutte. La lutte avec frappe comme celle sans frappe sont gérées par les écuries de manière informelle. Ce que je compte rectifier. Je suis la lutte depuis 1973 et je ne vois pas grand-chose de salutaire. Les gens se servent de la lutte, ils ne servent pas la discipline. Il y a beaucoup de chantage dans le milieu, beaucoup de corruption. Le mensonge est fréquent dans l’arène. Les plus forts mangent les plus faibles. Je suis le candidat des jeunes lutteurs. C’est grâce à eux que j’ai décidé de déclarer ma candidature. Je suis parti voir toutes les écuries. Elles me connaissent. Elles savent ce que j’ai fait pour la lutte. Je n’ai même pas besoin de faire campagne. J’ai reçu beaucoup d’appels d’encouragement pour briguer le mandat. Si Malick Ngom était candidat, je n’allais pas me présenter. Il est véridique et travailleur. Malheureusement, il ne pourra pas participer à ces élections. Mon devoir est de déposer ma candidature et d’aller aux élections pour remettre les choses en ordre », a indiqué le grand amateur de l’arène.

