Candidat pour les élections de la fédération sénégalaise de lutte, prévues le 28 décembre prochain, Manga II est en train de battre campagne. C’est dans cette optique qu’il a accordé, à RECORD, cet entretien exclusif. L’ancien Roi des arènes dévoile son programme et promet d’éradiquer la violence dans l’arène en l’espace de 100 jours.

Vous êtes candidat aux élections de la fédération de lutte. Qu’est-ce qui motive cette candidature ?

Permettez-moi, d’abord de saluer vos lecteurs et de vous remercier de m’avoir offert cette tribune. Ce qui me motive à déclarer ma candidature, c’est que je suis un pur produit de la lutte. J’ai été lutteur. J’ai démarré par les mbappat avant d’arriver dans la lutte avec frappe. J’ai réalisé une carrière plus qu’honorable. J’ai été roi des arènes. Après ma retraite, je n’ai pas quitté le milieu. Je me suis reconverti en tant que promoteur de lutte sans frappe et de lutte avec frappe. J’ai intégré le CNG depuis les temps d’Alioune Sarr. J’ai été aussi dans l’équipe du CNG durant le mandat de Bira Sène. Tous ces facteurs peuvent justifier ma candidature. Puisque j’ai l’expérience et les compétences pour diriger la fédération. Mais au-delà de cela, j’ai été encouragé par mes paires, anciennes gloires et beaucoup d’acteurs qui m’ont invité à déclarer ma candidature. Nous les lutteurs, nous avons toujours voulu qu’un parmi nous dirige l’instance de la lutte. Comme c’est le cas chez les footballeurs, les basketteurs, athlètes et autres. Voilà ce qui motive ma candidature.

Pouvez-vous nous donner les grandes lignes de votre programme ?

Dans mon programme, je donne une importance capitale au rassemblement de la famille de la lutte. Car je suis convaincu que rien ne peut se faire dans la division. Dans mon programme, j’ai accordé une place de choix à la lutte contre la violence dans les arènes. Si je suis élu, je promets d’éradiquer la violence en l’espace de 100 jours. Je compte soutenir les managers à travers des formations, je vais mettre en place un fonds de garantie pour les acteurs. Il y aura des subventions allouées aux promoteurs qui sont les principaux bailleurs de la lutte. Les amateurs ne seront pas laissés en rade. Je vais aussi décentraliser la lutte dans les régions. Je vais ramener la culture dans l’arène. La culture tend à disparaître, ce qui est anormal.

Vous promettez de régler le problème de la violence en 100 jours. Comment comptez-vous y prendre ?

Comment je vais y arriver ? En mettant lutteurs, managers, promoteurs et supporters face à leur responsabilité. Nous allons former des gens qui s’occuperont de cet aspect sécuritaire. Nous allons mettre en place un comité d’éthique qui va sanctionner efficacement et dans les meilleurs délais en cas d’acte d’indiscipline. Mais avant tout cela, nous allons privilégier le dialogue avec toutes les parties prenantes. Ainsi, durant les 100 premiers jours, nous arriverons à résoudre ce problème de la violence dans les arènes.

Qu’est-ce que vous promettez aux écoles et écuries de lutte ?

Dans mon programme, il y a une partie réservée aux écoles et écuries de lutte. Nous comptons apporter des subventions aux écoles et écuries. Ces subventions iront directement aux membres. Ces derniers pourront, grâce à cet argent, s’adonner à l’élevage, l’agriculture, le maraîchage et d’autres secteurs qui pourraient leur permettre de gagner leur vie sans même se soucier de leur carrière de lutteur.

Est-ce que dans votre équipe, vous avez d’autres grands noms de la lutte ?

Évidemment. J’ai des hommes de l’ombre. Mais il y a à mes côtés, Khadim Gadiaga, le président de l’écurie Rock Energie, l’écurie de Modou Lô. J’ai dans mon équipe Max Mbargane, Boy Kairé. J’ai aussi le soutien des VIP. J’ai été chez Modou Lô. Il m’a confirmé son soutien. De même que Balla Gaye 2. Je l’ai rencontré. Il est de tout cœur avec moi. J’ai été chez Gris Bordeaux. Je ne l’ai pas trouvé chez lui. Parce qu’il est hors du pays. Mais après, je l’ai eu au téléphone. On a beaucoup discuté et il soutient mon projet. Siteu m’a fait comprendre la même chose. Donc, j’ai beaucoup de soutien venu du monde de la lutte.

Au début, on a entendu votre nom au niveau de la coalition And Song Daan. Vous vous êtes retiré de ce regroupement ?

Je n’ai jamais été membre de cette coalition. Je ne leur avais jamais donné mon accord pour y entrer. Certes, ils citaient mon nom dans leur coalition, mais je n’étais pas membre. Je pars seul aux élections avec mon staff. Je suis avec les acteurs de la lutte, les présidents d’écoles et écuries de lutte, les managers, entraîneurs, je suis avec tous les acteurs de la lutte. Celui qui ne vit pas dans la lutte ne peut pas savoir les réalités de la lutte.

And Song Daan est composé de 9 candidats vous et Bira Sène. Ne pensez-vous pas qu’ils vous dament le pion ?

Non, je ne pense pas. Parce que les gens sont conscients. Les acteurs de la lutte ne privilégient pas l’argent. Ils sont plutôt des hommes et femmes dignes. Ce sont des gens valeureux. Ils savent distinguer le vrai du faux. Ils ont besoin d’un homme expérimenté et compétent. Et ils savent tous que Manga II est expérimenté et compétent pour diriger la fédération.

Source : RECORD

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