A la tête de l’équipe nationale de lutte olympique, pendant 20 ans, Lansana Coly a quitté son poste en 2022. C’est cette grande figure de la lutte olympique qui a accepté de s’entretenir avec RECORD. Cet ancien inspecteur régional milite pour le maintien de Bira Sène et son équipe à la tête du CNG. Toutefois, Lansana se dit ouvert à une fédération de la lutte, mais il estime que l’heure n’est pas encore venue. Pour finir, l’ancien coach a exprimé son optimisme pour les JOJ que le Sénégal accueille en 2026
Le mandat du CNG prend fin le 30 septembre prochain et beaucoup postulent d’ores et déjà pour succéder à Bira Sène. “J’entends beaucoup de gens déclarer leur candidature pour la présidence du CNG. Il ne faut pas tomber dans le piège. Ce n’est pas tout le monde qui peut être président du CNG. Je ne vais pas citer de nom, mais les gens que j’ai vu postuler ne peuvent pas diriger le CNG. Il ne peuvent même pas présider une commission. Je me demande pourquoi on a besoin de changer d’équipe ? Parce que les choses marchent. Je ne suis pas avec Bira Sène et la présente équipe me connaît. Je dis toujours mon avis quand je conteste une chose qui ne marche pas au sein du CNG. Mais il faut reconnaître que la lutte se porte bien. Et nous venons de vivre la meilleure saison de l’histoire de la lutte”, estime l’ancien coach.
“Aucun sportif ne peut être contre la mise en place d’une fédération. La fédération fédère tout le monde, toutes les régions. Et chaque région aura un représentant. Il y a des critères pou l’existence d’une fédération. Ces critères, la lutte est loin de les réunir en ce moment. Pour une fédération, chaque région doit abriter au moins un club. Dans l’arène, ces clubs peuvent être représentés par les écuries qui n’existent pratiquement qu’à Dakar et dans quelques rares régions. Dans ce cas de figure comment pourrait-on aller à une fédération ? Je ne suis pas contre une fédération, mais il faut s’y préparer. Il faut mettre en place les structures, les textes et tout ce qui va avec. Ainsi, nous pourrions avoir une fédération. Lens gens agitent le sujet sans même comprendre le fond de la question. La lutte n’est pas encore prête pour aller à une fédération. Il faudra au moins deux ans pour mettre en place tout le nécessaire”, lance Lansana Coly.

