Le passage du CNG vers une fédération fait débat dans l’arène. Si certains souhaitent l’installation d’une fédération sans délai, d’autres, comme Lansana Coly, souhaitent, d’abord, la mise place des accompagnants avant de faire le saut subitement. « Aucun sportif ne peut être contre la mise en place d’une fédération. La fédération fédère tout le monde, toutes les régions. Et chaque région aura un représentant. Il y a des critères pour l’existence d’une fédération. Seulement, la lutte est loin de réunir ces critères à l’heure actuelle. Pour qu’on ait une fédération, chaque région doit abriter, au moins, un club. Dans l’arène, ces clubs peuvent être représentés par les écuries qui n’existent, pratiquement, qu’à Dakar et dans quelques rares régions. Dans ce cas de figure, comment pourrait-on aller vers une fédération ? Je ne suis pas contre une fédération, mais il faut s’y préparer. Il faut mettre en place les structures, les textes et tout ce qui va avec. Ainsi, nous pourrions avoir une fédération. Les gens agitent le sujet sans même comprendre le fond de la question. La lutte n’est pas encore prête à aller à une fédération. Il faudra, au moins, deux ans pour mettre en place tout le nécessaire », estime l’ancien coach de l’équipe nationale de lutte olympique.

