Après deux défaites consécutives face à Alioune Seye 2 puis Mbaye Gouygui, Quench traverse une zone de turbulences dans sa carrière. Loin de se décourager, le lutteur Bargnois a choisi de repartir sur de nouvelles bases. Désormais, à l’écurie Bargny, il mise sur le travail, la solidarité et le soutien de sa ville pour se relancer et viser à nouveau les sommets de l’arène.

Quench, vous restez sur deux défaites consécutives. Comment vivez-vous cette période ?

Ce sont deux défaites qui font mal, il faut être honnête. J’ai perdu d’abord contre Alioune Seye 2, puis récemment face à Mbaye Gouygui. Mais malgré tout, nous sommes toujours là. Les entraînements continuent. Le travail ne s’est jamais arrêté.

Ces revers ont-ils changé votre regard sur votre carrière ?

Forcément. Après ces défaites, il y a des personnes que je ne vois plus. C’est difficile, mais ça fait partie du sport. Quand tu es en haut, tout le monde est là. Quand tu descends, tu apprends à te connaître. Dieu merci, je suis quelqu’un d’endurant.

Vous avez également quitté l’écurie Lansar. Pourquoi ce choix à ce moment précis ?

Quitter l’écurie Lansar n’a pas été une décision facile. J’ai gardé de très bonnes relations avec eux. Le président, Cheikh Tidiane Niang, n’était pas très enthousiaste quand je lui ai annoncé la nouvelle, mais il a été compréhensif. Ma Terre-Natale avait besoin de moi. Il me dit toujours qu’il restera mon président à jamais.

Pourquoi avoir choisi l’écurie Bargny pour vous relancer ?

Parce que Bargny, c’est chez moi. À l’écurie Bargny, j’ai trouvé une famille. Le président Diabel Faye est un président disponible et attentionné. Je suis avec mes jeunes frères, nous faisons des combats de contacts ensemble. Il y a un vrai esprit de solidarité.

Vous avez évoqué des difficultés financières, notamment pour un projet de voyage d’entraînement. Où en êtes-vous ?

J’ai un projet de voyage pour aller m’entraîner davantage, mais boucler le budget est très compliqué. Tout faire sur fonds propres, c’est délicat. Trouver quelqu’un pour te prendre en charge, ce n’est pas facile. Mais on ne peut pas s’arrêter à cette situation. On espère que ça va se décanter.

Sans combat, la situation devient vite compliquée pour un lutteur…. ?

Oui, quand tu n’as pas de combat, c’est la galère. Mais quand tu es sportif de haut niveau, il y a des moments bas. Ça arrive. Il faut les accepter. L’essentiel, c’est d’avoir un bon mental, et moi, je sais où je vais.

Vous appelez beaucoup au soutien des Bargnois. Pourquoi cet appel est-il central aujourd’hui ?

Parce que si je me bats, ce n’est pas pour moi personnellement. Je me bats pour Bargny. Je demande à tous les Bargnois, tous ordres confondus, de nous soutenir et de prier pour nous. Je veux retrouver le niveau qui était le mien.

Votre slogan reste le même malgré les difficultés…

Toujours. « GOUDI GOUDI BARGNY ». C’est mon identité. Sans le soutien de Bargny, on ne peut pas atteindre nos objectifs. Aujourd’hui, je crois que je peux être roi des arènes. J’ai le mental, l’endurance et la foi. Mais pour y arriver, il faut le soutien total de Bargny.

Parlez-nous de votre encadrement actuel…?

Je suis à l’écurie Bargny. J’ai changé de manager, mais son nom n’est pas encore officiel, car nous sommes en discussion. Le président de l’écurie, c’est Diabel Faye. Nos coachs sont Ousmane Diop et Djib Boye est notre préparateur physique.

Quel regard portez-vous sur le niveau des lutteurs de l’écurie ?

Il y a beaucoup de talents. Des jeunes comme Siny Bargny, Sapeur, 3X qui a un combat ce 11 février. Il y a aussi Dame, Baye Mbaye Arrêt Bi, Cap des Biches, Gora Boy Bargny, Matar Eumeu Sène, sans oublier un lutteur sérère venu de Ndiaganiao. Tout le monde travaille dur.

Un dernier mot pour vos supporters ?

Je remercie aussi les dirigeants comme Lamine Boye et Pape Mbaye. Tout est en place pour réussir. Il faut juste de la patience, du soutien et beaucoup de prières.

Source : RECORD

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