Dans sa volonté d’assainir le milieu de la lutte et de lutter contre l’usage des stupéfiants et des produits assimilés, la Fédération sénégalaise de lutte (FSL) a annoncé un durcissement de son arsenal disciplinaire. Les nouvelles mesures vont de la suspension conservatoire immédiate à une suspension ferme de cinq ans.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’arrestation de Liss Ndiago et Papa Boy Djinné, actuellement placés en détention pour des faits présumés de trafic de drogue. « La FSL constate, avec une profonde préoccupation, la récurrence de l’implication présumée de certains acteurs de la lutte dans des affaires liées aux stupéfiants et autres substances illicites, ayant donné lieu à des interpellations ou à des procédures judiciaires », a déclaré le président de la fédération, Bira Sène. Selon la FSL, ces affaires « portent gravement atteinte à l’image, à la crédibilité ainsi qu’aux valeurs éducatives, citoyennes et sportives que promeut la lutte sénégalaise ». Face à cette situation, l’instance dirigeante entend préserver l’intégrité morale et sportive de la discipline en renforçant les sanctions applicables à ses licenciés.

Désormais, tout lutteur ou licencié cité dans une affaire liée à la drogue fera automatiquement l’objet d’une suspension conservatoire avec effet immédiat. « Tout lutteur ou licencié de la FSL faisant l’objet d’une arrestation ou d’une procédure judiciaire pour des faits présumés de détention, d’usage, de trafic, de cession, de complicité ou de toute autre infraction liée aux stupéfiants sera suspendu à titre conservatoire avec effet immédiat », précise la circulaire.

La fédération va encore plus loin en prévoyant une sanction lourde en cas de condamnation définitive. « En cas de confirmation des faits par une décision judiciaire définitive, l’intéressé encourra une suspension ferme de cinq (05) ans de toute activité organisée ou reconnue par la Fédération sénégalaise de lutte, sans préjudice des sanctions prévues par les lois et règlements en vigueur », indique le document.

Dans sa circulaire, la FSL rappelle enfin que « la pratique de la lutte doit demeurer un espace d’exemplarité, d’éducation, de discipline et de promotion des valeurs citoyennes ». Elle invite l’ensemble des acteurs du mouvement sportif, lutteurs, encadreurs, managers, écuries et associations affiliées à s’engager pleinement dans la prévention et la lutte contre les drogues.

Avec RECORD

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