Hier, Bira Sène, président de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), a reçu une délégation du conseil régional des aînés de Dakar pour aborder l’un des principaux défis du milieu : la violence dans l’arène. Les Sages, venus des quartiers réputés pour leur ferveur autour de la lutte, ont échangé avec le président sur les causes, les conséquences et les solutions pour faire cesser ce fléau.

Des causes multiples identifiées par les aînés

La délégation, composée de 19 membres et dirigée par Daouda Thioune, 84 ans, représentait Dakar, Ouakam, Yoff, Parcelles Assainies, Pikine, Guédiawaye, Keur Massar, Yeumbeul et Rufisque, tous bastions de la lutte sénégalaise. Les aînés ont pointé plusieurs facteurs favorisant la violence : le manque de sensibilisation des lutteurs et des écuries, une gestion insuffisante des déplacements massifs de supporters et l’absence de sanctions efficaces de la part des autorités.

Ils ont également souligné que les auteurs d’agressions ne s’intéressent pas à la lutte elle-même, mais profitent de l’événement pour commettre leurs forfaits. Certains chroniqueurs et reporters ont aussi été pointés du doigt pour des discours qui alimenteraient, selon eux, cette violence. Enfin, les aînés ont rappelé que ce phénomène dépasse la lutte : il est présent dans le football, la politique et même dans certaines productions culturelles diffusées à la télévision.

Sensibilisation, prévention et sanctions : les clés d’une lutte efficace

Face à ces constats, le conseil des aînés propose un ensemble de mesures concrètes pour enrayer la violence. Oumar Dia, membre de la cellule de Pikine, insiste sur la sécurisation des arènes, le contrôle des comportements suspects et des tenues inappropriées, ainsi que sur l’installation de caméras et le renforcement des dispositifs de sécurité aux entrées.

Au-delà de la sécurité, les aînés prônent des programmes d’éducation civique et de citoyenneté dans les écoles et les quartiers, afin d’inculquer dès le plus jeune âge le respect des règles et des valeurs sportives. Ils recommandent également des sanctions allant de l’amende à l’interdiction d’accès à l’arène, voire des poursuites judiciaires, ainsi que l’implication des autorités communautaires et des associations de supporters.

Pour Bira Sène, ces échanges constituent une étape essentielle vers une lutte plus sûre, où la passion pour le sport ne sera plus entachée par la violence.

Source: RECORD

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