Mbaye Diop est annoncé comme le prochain président du district de la lutte de Dakar. L’homme est aussi le président de l’écurie Fass Benno dont le chef de file n’est personne d’autre qu’Ada Fass. Mbaye Diop est aussi membre de la coalition de Tapha Gueye élu président de la Ligue de Dakar.
Lors de l’AG élective, samedi, à l’arène nationale, RECORD a saisi l’occasion pour accrocher l’homme comme invité du troisième numéro de Ramadan des arènes. Dans cette rubrique, Mbaye Diop exprime sa joie de vivre le jeûne, mais il évoque aussi l’élection de Tapha Gueye à la tête de la Ligue de Dakar tout en formulant ses attentes envers le nouvel élu.
Comment passez-vous votre journée durant le ramadan ?
D’abord, je salue et je demande pardon à tout le monde. Je pardonne aussi à tout le monde. Je souhaite un bon mois de ramadan à tous. Pratiquement, mes activités ne changent pas durant le ramadan. Je maintiens le même rythme qu’avant le ramadan. Et je pense que c’est ce qui est recommandé. Il n’est pas conseillé de passer tout son temps à dormir durant le mois de ramadan.
Est-il dur d’allier le travail et le jeûne ?
Je dirais non. Le mois de ramadan me libère plutôt de beaucoup de choses. J’ai plus de temps durant le ramadan à consacrer à mon travail. Donc, je n’éprouve aucun problème à allier les deux.
Quel est le moment le plus difficile de la journée pour vous ?
Le moment le plus difficile de la journée, c’est la période durant laquelle j’avais l’habitude de manger. Je n’avais pas la même heure de repas que les autres. J’avais l’habitude de manger vers 18h, après la descente. Et à cette heure, la rupture n’est plus loin, c’est pourquoi, je ne ressens pas trop les affres du jeûne.
Pouvez-vous nous citer quelques bienfaits du ramadan ?
Les bienfaits sont immenses. C’est un mois de pardon, de partage, de redressement. C’est un mois béni durant lequel la bienfaisance est recommandée.
Depuis quel moment avez-vous commencé à jeûner ?
Si je me rappelle bien, j’ai commencé à jeûner lorsque j’avais 6 ans. Depuis, je n’ai jamais coupé mon jeûne avant l’heure.
Avez-vous vécu le woru gaalé ?
Je n’ai pas vécu le woru gaalé. Puisque, je n’avais pas le courage de le faire. Chez nous, nos parents nous inculquent les valeurs du jeûne dès le bas âge. Et tout le monde jeûne.
Dans les rues, des gens servent des mets aux passants pour la coupure de jeûne. Comment trouvez-vous ce geste ?
C’est une bonne chose. C’est la solidarité. Mais certains l’interprètent mal en dénonçant le comportement de ces gens. Je pense qu’on devrait plutôt saluer les efforts qu’ils font. Ils sollicitent les passants, mais tout le butin est dépensé pour la population. Ainsi, les bienfaits sont partagés entre les donateurs mais également les initiateurs. C’est quelque chose à encourager.
Le comportement des Sénégalais change, surtout au niveau des femmes. Elles s’habillent plus décemment, les mosquées remplies. Quel regard portez-vous sur ceux-là ?
C’est une bonne chose de remplir les mosquées et de s’habiller décemment. Mais c’est regrettable de ne le faire que durant le ramadan. Le mois de ramadan doit forger l’individu à rester sur le bon chemin durant toute l’année.
Votre candidat, Tapha Gueye a été élu président de la Ligue régionale de Dakar. Comment appréciez-vous cette élection ?
C’est comme si, c’est moi qui étais élu. Puisque j’étais candidat au départ. Mais je me suis retiré lorsque j’ai entendu Tapha Gueye annoncer sa candidature. Je suis heureux de son élection. Mais après tout cela, Tapha Gueye est un acteur de la lutte. Il connaît le milieu, un passionné de la lutte. Je lui souhaite une réussite totale ainsi que l’équipe qui l’accompagne.
Dans quel sentier vous l’attendez en premier ?
J’attends à ce qu’il fasse en sorte que les saisons blanches chez les jeunes lutteurs diminuent de manière considérable. Vous voyez dans une écurie de 70 lutteurs, seuls 5 arrivent à trouver un combat, cela ne fait même pas 10%. Et parmi les 5, seul 1 arrive à gagner des millions, les autres ne touchent que des miettes. Il doit discuter avec les promoteurs pour la hausse des cachets des lutteurs. Le statut des managers doit être clarifié de même que les entraîneurs. Mais les écuries doivent aussi toucher un pourcentage du cachet du lutteur.
Ada Fass, le tête-de-fil de votre écurie, défie Eumeu Sène, le 19 avril. Etes-vous confiant face à Eumeu Sène ?
Les gens confondent volume et puissance physique. Ce n’est pas la même chose. Ada Fass se prépare. S’il continue dans cette dynamique, il sera plus puissant qu’Eumeu Sène, le jour du combat. Dans ce cas, je ne doute pas de la victoire de mon poulain.
Source : RECORD

