Le 15 mai prochain, à Bangkok, Reug Reug remettra en jeu sa ceinture des poids lourds du ONE Championship face au redoutable Russe Anatoly Malykhin. Ce combat, initialement prévu le 16 novembre dernier, avait été annulé à la suite d’un accident de voiture subi par le lutteur sénégalais, contraignant les organisateurs à revoir leur calendrier.
Cette reprogrammation intervient toutefois dans un contexte particulier. En parallèle de ce rendez-vous mondial, Reug Reug est également attendu dans un combat de lutte avec frappe contre Boy Niang 2, officiellement fixé au 7 juin 2026. Une affiche très attendue par les amateurs, qui peine à se tenir depuis près de deux ans en raison de reports successifs, notamment liés à des certificats médicaux d’inaptitude déposés par les deux camps.
Mais la proximité entre ces deux échéances suscite des inquiétudes. Moins d’un mois sépare en effet le combat de Bangkok de celui prévu au Sénégal. Or, le règlement de la lutte sénégalaise impose à tout lutteur victime d’un KO une période de repos obligatoire d’un mois.
Dans ces conditions, un éventuel KO subi par Reug Reug lors de sa défense de titre face à Anatoly Malykhin compromettrait automatiquement sa participation au combat contre Boy Niang 2.
Au-delà du risque de KO, la question des blessures constitue également une menace réelle. Un combat de MMA de ce niveau expose les athlètes à des traumatismes (fractures, entorses ou autres blessures musculaires) qui pourraient nécessiter une période de récupération incompatible avec l’échéance du 7 juin.
Entre la possibilité d’un KO et les risques de blessure inhérents à un affrontement de haut niveau, la participation de Reug Reug au combat contre Boy Niang 2 reste donc incertaine.
Abdoulaye DIÈYE, journaliste-statisticien

