Deuxième défaite de sa carrière. Mor Kang Kang a perdu la face devant Prince, dimanche. Ce revers est sa deuxième après celui pris contre Youssou Ndour. Le sociétaire de l’écurie Cheikh Mbaba totalise 15 combats pour 13 victoires. Au lendemain du combat, le pugiliste a livré sa première réaction. Il décortique le combat, explique sa stratégie mais exprime sa surprise d’avoir perdu ce rendez-vous.
« J’ai été attentiste »
« J’ai été attentiste dans ce combat. Le plan était de l’attaquer dès le coup de sifflet de l’arbitre. Mais finalement, j’ai décidé de l’écouter pour voir sa réaction. À la longue, je l’ai trouvé et lui ai envoyé un coup portant. J’ai senti que le coup avait fait un effet. J’ai voulu par la suite avoir une meilleure prise. Mais il s’en est suivi les échanges de coups. Il a enchaîné des coups irréguliers parce qu’il frappait sur mon cou, ce qui est formellement interdit par le règlement. Mais j’étais tellement motivé que je ne voulais montrer aucune faiblesse. Par la suite, j’ai voulu attraper son nguimb. Mais il n’avait pas noué ses mouchoirs (Séngoor). Ainsi, je n’avais plus de solution. Prince a retiré sa main et envoyé un crochet que j’ai bien senti. Je lui ai rendu l’appareil tout en voulant passer sur ses flancs. Mais il m’a précédé dans le geste et a obtenu la victoire. C’est dieu qui l’a voulu ainsi. Prince est vraiment talentueux. Bravo à lui. Il est un champion. »
« Perdre ce combat n’était pas dans mes plans »
« Je ne le cache pas. J’ai eu une grande surprise d’avoir perdu ce combat. Parce que perdre ce duel n’était pas dans mes plans. Mais je remets tout entre les mains du bon dieu. Je remercie tout le monde. Je remercie tous les sages de Baol : Père Bada Dione, Zale Lô, tout le monde. Tapha Tine, on s’est entendu au téléphone. Je le remercie vivement. »
« Je laisse ma carrière entre les mains de Mansour Ba »
« Pour mon avenir, je le laisse entre les mains de Mansour Ba. J’ai vu comment il a piloté ce combat, lui et son père. Dorénavant, il est mon promoteur. Je suis à son écoute. Je suis prêt à prendre le lutteur qu’il me proposera. Je suis prêt à travailler avec lui. Je ne désigne personne. Je ne choisis personne. J’ai fait 16 combats. Et c’est le moment où les grands me tendent la perche. Je ne cite personne. Les promoteurs savent les adversaires que je dois affronter. »

