Vice-président chargé de la lutte olympique de la Ligue régionale de lutte de Dakar, Biram Bigué Mbaye a été élu samedi, lors de l’assemblée générale élective. Au côté de Tapha Gueye, le président, la nouvelle équipe sera installée le 3 mars prochain par l’inspecteur régional de Dakar. Avant ce rendez-vous, Biram Bigué Mbaye, qui se trouve en Espagne depuis avant-hier, nous fait l’honneur d’être l’invité du quatrième numéro de cette rubrique Ramadan des arènes.

Comment passez-vous votre journée durant le ramadan ?

Je passe toute la journée à célébrer le bon dieu. Après le réveil, je prie et tous ceux qui s’ensuivent. Par la suite, je fais la lecture avant d’aller m’informer sur l’actualité du jour. Après cela, je sors pour régler quelques affaires avant de revenir à la maison.

Est-il dur d’allier le travail et le jeûne ?

Je n’ai aucun souci à allier les deux. Puisqu’il m’arrive, même, de jeûner en dehors du mois béni. Car le jeûne procure de la santé à l’humain. Le jeûne régénère le corps humain, active les sens de l’individu.

Quel est le moment le plus difficile de la journée pour vous ?

Il m’arrive d’être fatigué vers 5h après la lecture et tout. Une fatigue due aux efforts fournis, mais pas à cause de la faim ou de la soif. Habituellement, je ne mange pas beaucoup. Il m’arrive d’oublier de manger et peu de nourriture me suffit pour rester en forme. Ceci m’a permis d’ailleurs de me rajeunir.

Pouvez-vous nous citer quelques bienfaits du ramadan ?

Le mois de ramadan est un mois béni. Le mois le plus sacré de l’année. Il est même dit que durant le mois de ramadan, Dieu ouvre le Paradis et ferme l’enfer. Tout ceci grâce à la bénédiction du mois.

Depuis quel moment avez-vous commencé à jeûner ?

J’ai appris à jeûner très tôt. Étant enfant, je jeûnais une partie de la journée. Mais au fil des ans, j’ai compris le principe. Et j’ai commencé à jeûner normalement.

Avez-vous vécu le woru gaalé ?

Je l’ai vécu en étant jeune. Il nous est arrivé d’interrompre notre jeûne en le faisant exprès tout en ne le faisant pas exprès. Mais tout ceci rentrait dans le cadre de l’apprentissage. Je n’ai pas d’anecdote frappante à ce sujet parce que j’étais avec ma grand-mère et elle tolérait tout ce que je faisais.

Durant le ramadan, dans les rues, les gens offrent des mets, cafés, pains aux passants à l’heure de la coupure. Comment appréciez-vous ce geste ?

C’est une très bonne chose. J’ai d’ailleurs un mouvement qui s’active dans ce domaine. J’ai mis en place ce mouvement uniquement dans le but de la solidarité sportive. La vie est un contrat social. Et les gens doivent entretenir des rapports de solidarités. Les plus nantis doivent aider les pauvres, les savants doivent aider les ignorants. C’est ce dont la société a besoin.

Toujours durant le ramadan, les mosquées sont envahies durant les premiers jours, les filles changent d’accoutrement. Quel regard portez-vous sur ces phénomènes ?

Mes propos risquent de blesser. Les Sénégalais ne sont pas sincères. Ils font du voyez-moi. Le Sénégal n’est pas un pays musulman. C’est plutôt un pays habité par des musulmans. Un pays musulman, c’est celui qui adopte la charia. Au Sénégal, nous faisons tout ce que la charia bannit, mais personne ne dit rien. Il y a des gens qui respectent les principes de l’islam parce qu’ils sont croyants. Mais une partie des Sénégalais ne font que suivre la mouvance.

Source : RECORD

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