Ramadan des arènes : Birame Gningue, le manager de Nguel Dione, Feu Rouge….

Un homme multi-casquettes. C’est celui que Ramadan des arènes reçoit aujourd’hui dans son sixième numéro. Cet homme en question n’est personne d’autre que Birame Gningue. Pas le manager de Modou Lô, mais plutôt celui de Nguel Dione, Feu Rouge entre autres lutteurs. Manager dans l’arène, Birame est aussi maçon de formation. Entrepreneur de bâtiment, il est aussi reporter, chroniqueur et animateur. Originaire de Ngoundiane, Birame revient sur sa vie durant le ramadan, il évoque ses moments difficiles de la journée,

Comment passez-vous votre journée durant le ramadan ?

Je passe difficilement ma journée. Puisque je suis un ouvrier. Je suis un entrepreneur de bâtiment. Je pars au boulot à l’aube. Parce que je ne peux pas me rendormir au risque de partir au boulot vers 10h. Je passe toute la journée sous le soleil. Donc, vous comprendrez la difficulté.

Est-il dur d’allier le travail et le jeûne ?

C’est difficile durant les deux premiers jours. Mais on s’habitue.

Quel est le moment le plus difficile de la journée pour vous ?

D’habitude, je ne mange pas beaucoup. Mon problème, c’est la soif. Vers 14h, je ressens le besoin de voir de l’eau. Et ce sont des moments difficiles à traverser. Le moment le plus difficile, c’est entre 14h et 17h. Après, les choses reviennent doucement.

Pouvez-vous nous citer quelques bienfaits du ramadan ?

Le ramadan est un mois béni. Un mois de pardon, de partage. Chaque 10 jours avec ses bienfaisances.

Depuis quel moment avez-vous commencé à jeûner ?

J’ai commencé à jeûner à l’âge de 10 ans. Je peux même dire que j’ai démarré avant mes 10 ans. Je veux dire que c’est à mes 10 ans que j’ai commencé à jeûner tout en respectant les principes du jeûne. En plus, à l’époque, j’étais un petit berger. Dans la brousse, tu ne voyais même pas quoi manger. Donc, il était plus facile de jeûner.

Avez-vous vécu le woru gaalé ?

Franchement, je n’ai pas connu le woru gaalé. C’était plutôt une erreur de notre part et pas du woru gaalé. En fait, nous étions au niveau de la carrière (lieu pour extraire la carrière) et notre oncle nous avait donné un gros sachet de biscuit à apporter à la maison. J’étais avec un cousin, en cours de route, nous avons presque tout mangé. C’est par la suite que nous nous rappelons que nous avions jeûné. Une fois à la maison, on a raconté l’histoire.

Durant le ramadan, dans les rues, les gens offrent des mets, cafés, pains aux passants à l’heure de la coupure. Comment appréciez-vous ce geste ?

J’encourage tous ceux qui le font de continuer à le faire. Mais je suis contre le fait d’attendre le mois de ramadan pour le faire. Dans la rue, il y a toujours des gens qui ont besoin de manger. Certes, le mois de ramadan est un mois béni mais il n’y aucun mois dans l’année où ces actes de bienfaisance ne sont pas la bienvenue.

Toujours durant le ramadan, les mosquées sont envahies durant les premiers jours, les filles changent d’accoutrement. Quel regard portez-vous sur ces phénomènes ?

C’est regrettable. Je pense que les mosquées doivent être remplies 12 mois sur 12. L’habillement doit aussi répondre aux valeurs islamiques de la femme. On n’est pas musulman pour un mois, mais plutôt pour toute une vie. La prière doit être journalière et complète.

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