L’une des pionnières des journalistes femme de la lutte, Ndeye Coumba Fall est l’invitée du deuxième numéro de « Ramadan des arènes ». Passée par Sunu Lamb, la dame collabore avec Lutte TV désormais. Dans cette rubrique, elle nous dévoile sa journée durant le ramadan. Mais elle évoque, également, des sujets de la lutte.
Comment passez-vous votre journée de jeûne ?
Si je ne vais pas à la rédaction de lutte tv, je reste chez moi à préparer le repas. Je suis de nature très casanière. Et mon passe-temps préféré est de cuisiner de nouvelles recettes pour ma petite famille, plus particulièrement mon petit prince, mon fils Mouhamed Diouf.
Est-il dur d’allier le jeûne et le travail ?
Tout est une question d’habitude. Dans notre métier de journaliste, il nous arrive de rester toute une journée sans manger. Donc je pense que jeûner et travailler sont gérables.
Quel est le moment le plus dur de la journée ?
Le moment le plus dur pour moi, c’est quand le soleil tape fort. Sinon, je gère.
Quels bienfaits du ramadan connaissez-vous ?
Le ramadan, de nature, est un moment de partage dans la convivialité. Les bienfaits sont inestimables. Le partage, la solidarité, le pardon sont autant de facteurs que nous notons durant le ramadan. Et sur le plan médical, le jeûne est recommandé parce qu’il permet de retrouver une bonne santé.
Depuis quand commencez-vous à jeûner ?
Je suis issue d’une famille stricte. J’ai été éduquée par mon oncle et il était intransigeant par rapport à la religion. C’est pourquoi j’ai très tôt commencé à jeûner. J’ai démarré le jeûne à bas âge.
Une anecdote que vous ne parvenez pas à oublier ?
L’anecdote que je ne parviens pas à oublier ? Je pense que tout jeune est passé par là. Très jeune, il m’arrivait de boire de l’eau lorsque je faisais mes ablutions.
Comment trouvez-vous le comportement des Sénégalais durant le ramadan ?
D’une manière générale, les Sénégalais se comportent bien durant le mois de ramadan. Le partage, le pardon… Mais des fois, on note quelques dérapages dans les transports en commun et sur la route.
Quelle est votre préférence : lire ou écouter le coran ?
Mon choix durant le mois de ramadan, c’est la lecture et le visionnage des documentaires sur la vie des grandes figures de l’histoire : Lulumba, Martin Luther King, Samueldo, Kadhafi, Thomas Sankara, Mobotu…..
Parlons de l’arène. Quel est votre cri de cœur pour elle ?
Mon cri de cœur dans l’arène est non à la violence. Je prône la non-violence dans l’arène.
Êtes-vous satisfait ou pas de l’évolution de la lutte ?
Dans l’ensemble, je suis satisfait de l’évolution de la lutte. Mais y a toujours des choses à améliorer, à revoir.
La guerre des promoteurs est-elle une bonne chose pour la lutte?
La guerre des promoteurs est une bonne chose. C’est le charme de la lutte. Cette guerre des promoteurs fait le grand bonheur des amateurs, des supporters et des sponsors, sans oublier les lutteurs qui y trouvent leur compte.

