Ramadan des arènes : Tyson Nguinguineo : « L’animosité entre les lutteurs me dégoûte »

Tyson Nguinguinéo était perdu de vue, mais le lutteur retrouve la lumière en décrochant un combat contre Ambroise. Un duel scellé par Gora Ndoye pour la date du 14 avril. Tyson Nguinguinéo et Ambroise disputeront le combat spécial avant le grand combat entre Boy Lô et Maxy Crazy. Le lutteur de Nguinguinéo signera ainsi son retour dans l’arène après trois ans d’absence. C’est ce revenant que « Ramadan des arènes » reçoit en son dix-septième numéro. Le porte-drapeau de la ville Nguinguinéo dans l’arène nous exprime ses expériences avec le ramadan. Le lutteur se désole également de l’animosité qu’il voit entre ses collègues pugilistes.

Comment passez-vous votre journée de jeûne ?

« Je passe la journée tranquillement. Pratiquement, je ne bouge pas. Je reste à la maison toute la journée jusqu’à l’heure de la séance d’entraînement. Je pars m’entraîner avant de revenir avant la rupture du jeûne. »

Est-il dur d’allier le jeûne et le travail ?

« C’est dur, mais c’est une question d’habitude. J’ai l’habitude de jeûner tout en travaillant. Je ne sens plus la dureté. »

Quel est le moment le plus dur de la journée ?

« Le moment le plus difficile de la journée pour moi, c’est entre 14h et 17h. Je sens vraiment le jeûne à ces heures. Après, je retrouve ma forme et je tiens mieux pour le reste de la journée. »

Quels bienfaits du ramadan connaissez-vous ?

« Le jeûne est un médicament, je peux le dire. Car il permet de recouvrer sa santé. Il refait l’organisme de l’homme. Il est bon de jeûner. »

Depuis quand commencez-vous à jeûner ?

« J’ai commencé à jeûner à l’âge de 9 ans. J’étais à l’école primaire et je me rappelle de ces moments. »

Une anecdote que vous ne parvenez pas à oublier ?

« Lorsque, je commençais à jeûner à Nguinguinéo, j’avais vécu une journée très chaleureuse. Il faisait très chaud au point que j’avais décidé de boire de l’eau. Mais je regrette de le faire parce que j’ai vomi tout le reste de la journée. »

Comment trouvez-vous le comportement des Sénégalais durant le ramadan ?

« C’est automatique. L’arrivée du ramadan provoque un changement presque radical chez les gens. On note des actes de solidarité et de partage. Les gens offrent des ndogou aux passagers au moment de la rupture. Les filles changent de tenue avec un accoutrement plus approprié. Le ramadan est un mois béni. »

Quelle est votre préférence : lire ou écouter le coran ?

« Comme je n’ai pas eu d’étude poussée du coran, je me limite à l’écouter. Je sais lire le coran, mais j’aime l’écouter. Je sens des frissonnements quand je l’écoute. »

Parlons de l’arène. Quel est votre cri de cœur pour elle ?

« Ce que je regrette, c’est l’animosité que je note dans l’arène. Cela me dégoûte. Je suis contre l’adversité qu’il y a entre les lutteurs en dehors de l’enceinte. Je peux accepter qu’ils se défoulent quand ils sont dans l’enceinte. Hormis cela, ils doivent rester des collègues et pas des adversaires. Nous faisons du sport et nous devons rester fair-play. »

Êtes-vous satisfait ou pas de l’évolution de la lutte ?

« J’ai une satisfaction de l’évolution de la lutte. Qui regarde le niveau de la lutte auparavant et son niveau actuellement, on ne peut qu’être satisfait. La lutte a beaucoup évolué. »

La guerre des promoteurs est-elle une bonne chose pour la lutte?

« La guerre des promoteurs est une bonne chose dans l’arène. Elle permet une concurrence des promoteurs. Elle assure l’augmentation des cachets des lutteurs. Et cela est une très bonne chose pour les lutteurs. »

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