Reug Reug avait refusé de répondre aux journalistes lors de son point de presse organisé avant-hier. Le lutteur de Thiaroye a toutefois rectifié le tir en conviant une partie de la presse à son domicile après l’événement. Dans son salon, Oumar Kane, de son vrai nom, s’est longuement exprimé sur son combat contre Boy Niang 2, prévu ce dimanche à l’arène nationale et organisé par Makane Mbengue.
Face aux journalistes, Reug Reug a affiché une détermination sans faille. Pour lui, seule la victoire compte, peu importe la manière. Il n’a d’ailleurs pas épargné son adversaire, qu’il juge limité sur le plan technique.
« Un combat important pour la suite de ma carrière »
« Je suis fin prêt pour ce combat contre Boy Niang 2. Certes, il a mis du temps à se concrétiser, mais nous mettons cela sur le compte de la volonté divine. C’est un combat très important pour la suite de ma carrière. Boy Niang 2 a déjà atteint le sommet de l’arène en disputant un combat royal, contrairement à moi. C’est pourquoi je veux cette victoire plus que lui. Je vais défoncer la porte de Boy Niang 2, c’est ma conviction. Cette victoire pourrait m’ouvrir les portes d’un combat royal. »
« La manière importe peu »
« Je suis un lutteur complet. Ceux qui parlent de mystique savent que Reug Reug ne s’occupe pas de ces choses-là. Je me concentre uniquement sur les entraînements. L’aspect mystique est géré par d’autres personnes. La manière importe peu ; l’essentiel est de battre Boy Niang 2. Que ce soit par la lutte pure ou par la bagarre, le plus important est que je sorte vainqueur de ce combat. »
« C’est moi qui vais dicter le tempo »
« C’est moi qui vais dicter le tempo de ce combat. Si je veux un match nul, je l’aurai. Si je veux une chute, il y aura une chute. La rapidité ou la lenteur du combat dépendra de moi. Boy Niang 2 n’osera pas me marcher dessus. C’est moi qui vais diriger les débats. Qu’il ne se méprenne pas : je ne vais pas me jeter sur lui à l’aveuglette. Il n’est pas plus intelligent que moi. Je le respecte, mais si le combat ne dépend que de lui, il ne sera pas difficile. Les connaisseurs savent qu’il n’est pas un gros morceau pour moi. »
« À Pikine, il ne reste que trois grands lutteurs »
« À Pikine, à part Ama Baldé, Prince et Pokola, il n’y a plus de lutteurs de premier plan. Je ne prends pas en compte Eumeu Sène dans mes propos. Quant à Ama Baldé, je suis allé lui rendre visite durant sa détention parce que c’est un collègue lutteur. J’ai simplement accompli mon devoir en lui apportant mon soutien. »

