Au lendemain de leur combat disputé dimanche dernier à l’arène nationale, Reug Reug et Boy Niang 2 ont vu une partie de leurs cachets retenue par la fédération sénégalaise de lutte (FSL). En cause : des sanctions disciplinaires liées à des pratiques mystiques ayant enfreint le règlement en vigueur.
Comme le veut la tradition après les grands combats, les managers des lutteurs se rendent au siège de la fédération pour percevoir les reliquats des cachets de leurs protégés. C’est dans ce cadre que Matar Ndiaye, représentant de Boy Niang 2, et Palla Diop, manager de Reug Reug, se sont présentés hier au bureau de Ndiamé Diop, directeur administratif de la FSL. Si les deux représentants sont repartis avec plusieurs millions de francs CFA, ils n’ont toutefois pas perçu l’intégralité des sommes dues. La Fédération a en effet procédé à une retenue globale de deux millions de francs CFA, soit un million pour chacun des deux lutteurs.
Reug Reug sanctionné pour l’affaire des chatons
Concernant Reug Reug, la sanction découle de l’utilisation de chatons lors de sa préparation mystique dans l’enceinte de l’arène nationale. Des images qui avaient suscité une vive polémique, provoquant l’indignation d’une partie de l’opinion publique ainsi que des défenseurs de la cause animale. Cette affaire a valu au champion de Thiaroye une suspension de six mois, dont trois mois ferme, assortie d’une amende d’un million de francs CFA.
Boy Niang 2 également épinglé
Du côté de Boy Niang 2, la sanction financière est également liée au non-respect des dispositions réglementaires encadrant les pratiques mystiques avant les combats. Lors de sa préparation d’avant-combat, le lutteur de Pikine aurait introduit dans l’enceinte un nombre de bouteilles supérieur à celui autorisé par le règlement de la Fédération, ce qui lui a valu une amende identique d’un million de francs CFA. Ainsi, malgré les importantes retombées financières de leur confrontation, les deux lutteurs repartent avec un manque à gagner conséquent, conséquence directe des sanctions infligées par l’instance dirigeante de la lutte sénégalaise.

