Le simol n’est pas l’apanage de la lutte, il constitue avant tout un phénomène social. Les incidents survenus à l’issue du match opposant Guédiawaye FC à l’AS Pikine, le week-end dernier, en sont une parfaite illustration. Ce fléau suscite aujourd’hui une vive préoccupation au sein de la société.
C’est dans ce contexte que l’organisation Sossoli, en partenariat avec l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), a organisé, hier, jeudi, une conférence autour du thème : « Le SIMOL : une violence juvénile urbaine entre marginalisation sociale, quête d’identité et défis de la prévention à Dakar ».
Cette rencontre a enregistré la présence de plusieurs figures du monde de la lutte, notamment Ibrahima Faye Beuz et Petit Lô. Elle a également réuni des chercheurs en sciences sociales, des représentants des forces de l’ordre, des acteurs de la société civile, des représentants des organisations du système des Nations unies, des membres de la Fédération sénégalaise de lutte ainsi que des étudiants.
La diversité des participants a permis d’aborder le phénomène du simol dans toutes ses dimensions : sociale, économique, sécuritaire, politique et culturelle. Les échanges ont également favorisé une analyse approfondie de ses causes, qu’elles soient structurelles ou conjoncturelles, ainsi que de ses facteurs accélérateurs et déclencheurs.
À l’issue des travaux, des recommandations fortes ont été formulées à l’endroit de l’État, des autorités sportives, des lutteurs et des partenaires financiers. Dans le cadre du programme Mabanza, Sossoli s’engage à poursuivre la réflexion amorcée lors de cette conférence et à mener un plaidoyer soutenu auprès des autorités étatiques et sportives en vue de lutter efficacement contre le simol.


