De retour de la Gambie, où il a conduit l’équipe nationale de lutte lors de la 14ᵉ édition du tournoi de la CEDEAO, Bafa Guèye tire un bilan globalement positif de la compétition. Le technicien sénégalais n’a toutefois pas manqué de souligner certaines difficultés, notamment au niveau de la lutte féminine.
Organisé du 15 au 17 mai en Gambie, le tournoi de la CEDEAO a une nouvelle fois confirmé la domination du Sénégal dans l’arène sous-régionale. Les Lions ont raflé tous les trophées chez les garçons avec un total de quatre médailles d’or : une par équipes et trois en individuel grâce aux sacres de Ngagne Sène (120 kg), Siny Sembène (100 kg) et Mbaye Diop (86 kg). À cela s’ajoutent deux médailles de bronze remportées par Khady Diandy Badji (76 kg) et Safiétou Goudiaby (66 kg).
Au total, le Sénégal boucle la compétition avec six médailles, dont quatre en or et deux en bronze. Une performance rendue possible grâce à la belle remontée des Lions face au Nigeria en finale par équipes. Menés 2-0 après les défaites initiales de Safiétou Goudiaby et Khady Diandy Badji, les Sénégalais ont renversé la situation grâce aux victoires successives de Mbaye Diop, Siny Sembène et Ngagne Sène. « Nous étions prêts mentalement et physiquement. Les conditions étaient bonnes, ce qui a permis une excellente préparation des athlètes et explique ces résultats satisfaisants. J’éprouve une grande satisfaction. L’objectif a été atteint à 95 %, même si les filles se sont contentées de médailles de bronze », a déclaré Bafa Guèye au journal RECORD après le retour de la délégation sénégalaise.
« C’est au niveau des filles que nous avons péché »
Malgré les deux médailles de bronze décrochées par les lutteuses, le sélectionneur estime que le Sénégal accuse encore un retard dans la lutte féminine, notamment face à des nations comme le Nigeria ou la Côte d’Ivoire. « Le secteur où nous avons péché, c’est au niveau des filles. Nous avons souffert contre la Côte d’Ivoire et le Nigeria parce que nos lutteuses n’évoluent pas dans des clubs et ne disposent pas d’un véritable championnat. Cela réduit considérablement nos choix lors des sélections », a-t-il regretté.
Avec RECORD

