Siteu ne doit pas affronter Balla Gaye 2, le 20 juillet 2025. Ceci parce que le lutteur est suspendu par l’Organisation régionale antidopage (ORAD) pour avoir refusé les tests antidopages, ce qui est considéré comme un acte de dopage. La suspension du Tarkinda a démarré le 24 novembre 2024 et prendra fin le 23 novembre 2026. Malgré tout, le CNG est à pied d’œuvre pour, légalement, disputer le combat à date échue.
À défaut d’une autorisation de l’ORAD, les risques que le Sénégal encourt sont importants. « Le Sénégal a signé la charte pour la lutte contre le dopage. Le comité national olympique a aussi signé la charte. Le CNG est un délégataire de pouvoir de l’Etat du Sénégal, il est aussi membre du comité olympique. Donc, il est obligé de suivre les recommandations édictées par l’ORAD. Si le CNG ne fait pas son devoir, des sanctions seront inévitables et elles seront graduelles. On peut laisser le pays compétir sans son hymne national, sans son maillot national. Les sanctions peuvent aller jusqu’à interdiction de compétition à toutes les équipes nationales du pays », a clarifié Dr Mohamed Diop, président de l’Organisation nationale antidopage du Sénégal (ONADS).
Siteu et Max Max Mbargane interdits d’accès à l’arène nationale
Sous peine d’une suspension, Siteu et Max Mbargane perdent même leur droit d’accès à l’arène nationale. Max ne peut plus manager un lutteur d’ici la fin de sa suspension. Et Siteu n’a même plus le droit de côtoyer ses partenaires d’écurie durant les séances d’entraînements. « Quand vous êtes suspendu pour une violation des règles antidopages, vous n’avez plus droit au chapitre. Vous n’avez même plus le droit de s’entraîner avec vos partenaires d’écurie. Tu n’as plus le droit de rentrer dans le stade de compétition. L’encadreur qui a aidé son athlète à violer les règles se voit interdire auprès d’un autre athlète. Il ne doit pas, même plus, accéder dans l’arène nationale », a expliqué Dr Diop.

