Moustapha Guèye, 2è Tigre de Fass : « Ce que ma mère m’avait dit à propos de Manga II »

La lutte a perdu une belle opposition qui pouvait réunir Manga II et Moustapha Guèye à leur époque. Mais ce duel ne s’est pas tenu. Aujourd’hui, le 2ème Tigre de Fass se rappelle de cette période. Il revient sur les péripéties qui ont fait échouer le choc. Tapha se rappelle aussi des propos de sa mère à l’endroit du Roi des arènes.

Le combat tant rêvé des amateurs n’a pas eu lieu. Le duel entre Moustapha Guèye, 2ème Tigre de Fass, et Manga II, le Roi des arènes, était un rendez-vous rêvé des férus de la lutte. Le jeune frère de Mbaye Guèye revient sur les causes de l’échec de choc. « Je n’ai jamais refusé d’affronter Manga II. Ce sont les membres de mon encadrement et ma famille qui n’ont jamais voulu que je l’affronte. Mais attention, c’est vers la fin de la carrière de Manga que j’ai commencé à émerger dans l’arène. Par la suite, Manga avait arrêté, durant son absence, je me suis imposé. Au moment où je dominais l’arène, Manga avait décidé de revenir. Notre combat a été démarché par Idy Thiam. J’avais accepté l’offre. Je n’avais pas peur de Manga. J’ai suivi toute sa carrière. Je m’étais dit qu’il ne pouvait pas me battre tant que son crochet droit ne m’atteignait pas. J’avais déjà commencé à préparer la stratégie contre Manga. Mais Mbaye Guèye a refusé que je prenne ce combat. Son argument était que Manga avait signé son retour rien que pour me freiner. Beaucoup résumaient le retour de Manga sur une histoire mystique pour m’avoir. Ces réflexions venues de mon encadrement ont empêché mon combat contre Manga II », a expliqué Moustapha Guèye.

« Si tu ne peux pas réussir comme lui, mieux vaut arrêter la lutte »

Son combat contre Manga II n’a pas eu lieu. Tapha Guèye a un alibi pour se dédouaner. Car son staff n’était pas d’accord. Par contre sa mère était, elle, d’accord pour la tenue du combat. D’ailleurs, sa mère voulait que Tapha s’inspire de Manga pour réussir dans l’arène.  « Ma mère était, elle, d’accord pour que j’affronte Manga II. Elle était une dame très courageuse. Elle ne donnait pas de crédit au mystique. Elle disait que ses enfants n’étaient pas vulnérables mystiquement. Manga faisait partie des lutteurs les plus puissants. Il avait un coup de poing fatal. Il était l’un des plus grands champions que le Sénégal n’ait jamais connu. Trois ans après, j’ai voulu l’affronter. Puisque j’estimais que notre combat s’imposait. Mais il n’a pas eu lieu. Manga était une référence dans l’arène. La preuve, un jour de Tamkharit, ma mère était dans la cour de la maison en train de préparer le couscous pour le dîner. C’était aux Parcelles Assainies. On a montré Manga à la télé, dans l’émission Sport de chez nous. Il était devant sa voiture, en arrière-plan, son immeuble. Et ma mère m’a dit si tu ne peux pas réussir comme lui dans l’arène, mieux vaut arrêter la lutte dès maintenant. Inspire-toi de lui. Manga était une source de motivation pour les lutteurs », a précisé l’héritier de Mbaye Guèye.

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