Aujourd’hui, de jeunes lutteurs comme Boy Diop 2, Liss Ndiago ou encore Ada Fass occupent le devant de la scène et drainent des foules impressionnantes à chacune de leurs sorties. Ndiaga Star aurait pu être parmi eux. En effet, dès ses débuts dans les mbappat, il avait déjà acquis une certaine popularité et nourrissait de grandes ambitions dans l’arène.
Né en 1989 à Guédiawaye, un quartier où la lutte occupe une place prépondérante, le jeune Ndiaga Thiam grandit au contact de plusieurs grands champions de son fief. Issu d’une famille où le sport occupe une place importante, il porte le nom d’un ancien lutteur, qu’il n’a malheureusement pas eu la chance de connaître. Celui-ci est décédé alors que Ndiaga était encore trop jeune pour en garder le moindre souvenir.
Très tôt, il accompagne son père à la plage. C’est là, au contact de jeunes hommes bien bâtis et assidus aux entraînements, que le jeune garçon développe le goût de l’effort physique et se découvre une véritable passion pour la lutte.
Au fil des entraînements, sa musculature se développe et son physique impressionne son entourage. Ce changement physique renforce davantage son envie de devenir lutteur. Il décide alors de tourner définitivement la page de Ndiaga Thiam pour se faire appeler Baye Fall.
Ses débuts sont prometteurs. Il enchaîne les mbappat et se forge rapidement une solide réputation dans son quartier. Sa popularité grandit au fil des combats, au point qu’il lui devient parfois difficile d’aller au terme de certains tournois de lutte simple.
En effet, ses supporters, très enthousiastes, sont souvent à l’origine de scènes de désordre lors des mbappat. Le nom de Baye Fall est ainsi régulièrement associé aux incidents qui éclatent autour des combats.
Face à cette situation et craignant que son fils ne prenne une mauvaise direction, sa mère décide de l’éloigner de Guédiawaye. Elle lui demande alors de rejoindre sa famille, installée entre-temps à Keur Massar. Un départ qui va finalement mettre un terme à la carrière naissante du jeune lutteur. « À l’époque, j’étais célèbre. Mon nom était cité par-ci, par-là. Ayant peur que je dévie, ma mère m’a exigé de rejoindre Keur Massar, auprès de mon père. Ma mère a ainsi écourté ma carrière », a confié Ndiaga Star dans les colonnes du journal Record.
Une carrière prometteuse interrompue alors qu’il commençait à se faire un nom dans les mbappat. Des années plus tard, Ndiaga Star garde encore le souvenir de cette période où il rêvait, lui aussi, de devenir une grande figure de l’arène.

